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Abertzaleen Batasuna (AB) souhaite communiquer autour des événements de la fin de la semaine dernière et manifester sa grande inquiétude face à l’évolution de la situation politique au Pays Basque.

 

Le verdict rendu par le Tribunal suprême espagnol dans le cadre du « macro-procès » 18/98 et la mort d’un garde civil (peut-être malheureusement du second dans les jours qui viennent), samedi matin à Capbreton, sont deux dérives préoccupantes d’un même problème politique.

 

Le procès 18/98 tout d’abord, est l’exemple type d’une politisation extrême de la Justice espagnole qui assimile toute revendication souverainiste ou désobéissance civique à un crime et reporte pénalement sur tout un mouvement social, en outre avec une sévérité hors de toute mesure, le contentieux qui oppose l’exécutif de l’État à une partie de la population du Pays Basque sur le plan politique. La séparation des pouvoirs, de manière toujours plus visible a volé en éclats en Espagne. Les personnes incarcérées sont purement et simplement des prisonnier(e)s d’opinion et AB réclame leur libération immédiate.

 

Quant à l’accrochage qui a coûté la vie à un garde civil et blessé un autre à Capbreton samedi, le manque d’éclaircissements nous porte à la plus grande prudence sur l’analyse des faits. Cet événement n’est toutefois pas sans poser un certain nombre de questions. Est-ce une rencontre fortuite, une perte de sang-froid des militant-e-s d’ETA, ou est-ce le signe d’une évolution de la stratégie d’ETA qui aurait décidé de frapper sur le sol français ? Face à ces questions qui laissent perplexes, AB attend des explications rapides de la part d’ETA, pour livrer sa lecture. En tout état de cause, AB rappelle d’autant plus fermement son opposition à la reprise de la lutte armée, incapable de servir les buts qu’elle se donne, obstacle à une accumulation des forces souverainistes et se positionne catégoriquement en faveur d’un retour immédiat à la trêve.

 

Mis en parallèle, ces deux événements laissent craindre l’enlisement du Pays Basque dans un engrenage dont il sera difficile toujours plus difficile de s’extraire de manière pacifique et négociée si chaque partie impliquée n’agit pas de manière responsable. Dans cette spirale action-répression, AB affirme que ni l’une ni l’autre n’est la solution, et en appelle à une prise

de conscience de chacun en vue de la nécessaire relance du dialogue.

 

 

 

 

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ABk iharduki nahi du, joan den aste bukaeran izan diren gertakariei buruz eta erakutsi arranguratua dela Euskal Herriko egoera ikusiz.

18/98 auziaren kari Espainiako Auzitegi Nazionalak, 46 lagunen atxilotzeko eman agindua eta larunbat goizean Capbretonen guardia zibil baten hiltzea (beharbada egun hauetan bigarrenarena)  gertakari kezkagarri hauek arazo politiko berdinari lotuak dira.

Lehenik 18/98 auzia, adibide konkretua da, hor agertzen da espainol justiziaren joko politiko muturkaria, mugimendu sozial batzuetako ordezkariak kartzelaratuz, zigor kondena handiak emanez, Euskal Herriko herritar batzuen eta estatuko agintari batzuen artean den tirabira. Espainian boterearen arteko bereizketa joanago eta gehiago dudagarria da. Atxilotuak izan diren pertsonak argi eta garbi beren ideiengatik dira presondegiratuak izan. ABk galdegiten du lehenbailehen libratuak izan daitezen.

Aldiz, joan den larunbatean Capbretonen iragan tiroketa, non guardia zibil bat hila izan den eta beste bat zauritua, informazio eskasa izanez zuhurtziaz jokatuko gira gertakari horri buruz. Hala ere gertakari horrek galdera asko pausarazten digu. Jakin gabean elkar gurutzatu dira edo ETA kideek kontrola galdu dute edo ETAren estrategia baten aldaketa bat da erabaki duena Frantziako estatuan ekintzak egitea ? Galdera hauek erantzunik gabeak izanik, ETAren ihardukitzea itxoiten du ABk bere gogoeta politikoaren egiteko. Edozein gisaz, ABk fermuki oroitarazten du borroka armatua berriz abiatzearen kontra dagoela, ez baita gai bere helburuen lortzeko, burujabetasunarentzat indar bilketarentzat trabagarri delako eta finki galdegiten dugu lehenbailehen berriz su-etena finkatua izan dadin.

Bi gertakari hauek parean ezarriz, beldur gira Euskal Herria zurrunbilo egoera larri batean sar dadin, nondik bake eta negoziazio bidez ateratzea zaila, gero eta zailagoa izanen baita, ardura duten guziak ez badira zintzoki jokatzen. Ekintza-zapalkuntza zurrunbilo horretan, ABk berriz erraiten du, aterabidea ez dagoela ez batean ez bestean eta elkarrizketa berriz abiatzearen alde dei egiten du

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Commentaires

en lisant le communiqué vous donnez l'impression d'avoir le cul entre 2 chaises.  Vous condamnez sans condamner !? mais quelle est votre véritable position  sur la question de la condamnation de la violence ?

 


Commentaire n°1 posté par Fiacre le 05/12/2007 à 18h21
C\\\'est une position de \\\"ni soutien, ni condamnation\\\". Il faut bien comprendre que le mot condamnation a pris la dimension d\\\'un totem bien démaogique pour beaucoup. En effet, il finit par servir à distinguer démocrates et non démocrates selon une vision très manichéenne, comme si ceux-là même qui condamnent la lutte armée étaient eux-mêmes irréprochables. Lorsque les gouvernements français et espagnol respecteront leur propre loi en matière carcérale, reconnaîtront que des problèmes divers demandent au moins une consultation de la population, alors on pourra considérer que ceux qui font le choix de la violence n\\\'ont absolument aucune excuse. Mais tant que la démocratie continuera à s\\\'arrêter aussi souvent devant la raison d\\\'État, personnellement je resterai contre l\\\'usage de la violence mais je ne condamnerai pas pour autant leurs auteurs. Hurler avec les loups n\\\'a jamais fait changer d\\\'un iota la volonté d\\\'ETA de continuer (la volonté populaire elle-même n\\\'y parvient pas, alors pensez les partis politiques), par contre la condamnation a toujours été manipulée politiquement par les partis au pouvoir à Madrid ou à Paris, qui y ont volontairement vu une caution populaire de leur action.
Il y a enfin une autre raison à cette non-condamnation. AB est le dernier parti politique hors \\\"gauche abertzale\\\" autoproclamée à ne pas condamner ETA, c\\\'est-à-dire à considérer que c\\\'est la dernière limite à ne pas franchir si l\\\'on veut conserver un lien avec sa base sociale et militante en vue de la faire évoluer vers la sortie de la lutte armée. Condamner ces gens, c\\\'est les exclure par principe du débat démocratique. Or on ne peut pas demander la paix par le dialogue et en même temps leur signifier qu\\\'ils sont à l\\\'extérieur du cercle de ceux qui sont invités à discuter. Les logiques de la violence sont connues: plus leurs auteurs sont isolés et mis en marge de la société, plus ils sont radicaux et jusqu\\\'au-boutistes. La dernière des choses à faire est que leurs derniers partenaires les lâchent à leur tour.
Commentaire n°2 posté par peio le 13/12/2007 à 21h22

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